Avec ses nombreux casinos et ses évènements exclusifs, dont la Grand Prix de Formule 1 annuel, Monaco suscite toujours autant d'intérêt. Mais bien sûr aussi parce que la Principauté monégasque est universellement réputée comme étant un paradis fiscal.

Monaco, où vivre un rêve éveillé 

Monaco est un petit État indépendant, mais qui est rattaché à la France pour plusieurs aspects politiques et la défense, et la langue officielle y est également le français. Monaco n'est pas membre de l'Union européenne, mais bien du Conseil de l'Europe, et on y utilise aussi l'euro. Son habitant le plus connu est bien entendu Albert II qui est à la tête de cette principauté et qui appartient à la famille Grimaldi, sur le trône depuis déjà plus de 700 ans.

Une grande partie de ses revenus provient du tourisme, du secteur bancaire et du secteur immobilier. Monaco est principalement composé de citoyens étrangers fortunés. Vedettes sportives, célébrités et autres nantis y sont volontiers accueillis. Ils font partie du « beau monde » qui aime flâner dans ce petit pays glamour et mondain. En raison des avantages fiscaux pour ces citoyens opulents qui viennent en masse y chercher refuge, la densité de population n'a cesse de croître, ce qui s'observe également dans les prix de l'immobilier en perpétuelle augmentation. Les activités financières de cette principauté idylliquement située entre la France et la Méditerranée sont en grande partie tenues secrètes. De plus, la sécurité occupe une place de premier plan, avec notamment une forte présence policière.

Monaco reste un paradis fiscal 

Monaco a la réputation d'un paradis fiscal parce que les étrangers ne sont soumis à aucun impôt sur les revenus, ni sur la fortune, le capital, les successions ou les donations. Seuls les citoyens français soumis à l'impôt français doivent payer des impôts sur les revenus. Les droits de succession s'appliquent seulement si les propriétés se trouvent à Monaco, avec une exonération totale dans le cas d'un transfert en ligne directe.

Les athlètes internationaux ne déménagent donc pas uniquement à Monaco pour le beau temps. Pendant et après la période où leurs revenus augmentent constamment grâce à leur activité sportive, ils ne doivent pas en débourser le moindre centime à Monaco. Par contre, en Belgique, les impôts sur leurs revenus sont énormément plus élevés, alors qu'ils ne peuvent pratiquer leur sport à haut niveau que quelques années à peine. À part les faibles taux de TVA, les épargnants et les investisseurs y sont légalement bien protégés.

Monaco, pratiquant l'exonération fiscale, fait également de l'œil à de nombreux entrepreneurs et entreprises. Seules les entreprises qui réalisent au moins un quart de leurs bénéfices à l'étranger sont soumises à l'impôt. Les deux premières années, un jeune entrepreneur ne doit même pas payer d'impôt sur les sociétés.

Conditions pour séjourner à Monaco 

Vivre au paradis n'est évidemment possible qu'à certaines conditions. La porte est grande ouverte si vous avez un contrat de travail avec une entreprise dont le siège est à Monaco, si vous y avez créé une entreprise, ou si vous pouvez prouver que vous êtes fortuné et que vous placez un minimum de 500 000 € dans une banque monégasque.

Pour y créer votre entreprise, vous avez d'abord besoin d'une autorisation gouvernementale. Pour ce faire, vous devez offrir des garanties en matière de paiement d'impôt et prouver l'avantage économique que vous pouvez apporter à la région. De plus, il est possible de profiter des avantages de Monaco de différentes manières. En effet, on peut choisir d'aller y vivre, ou tout simplement d'y placer son argent.

L'attrait de Monaco n'est pas sans conséquence 

Beaucoup de chefs d'entreprise fortunés, dont de nombreux Belges, ont leur adresse officielle à Monaco alors que le siège social de leur entreprise ne se trouve pas là. Ils éludent ainsi l'impôt sur le revenu des personnes physiques et les droits de succession, et parmi eux figurent plusieurs noms connus.

D'un point de vue immobilier, Monaco reste l'un des endroits les plus chers au monde, ce qui ne la rend accessible qu'aux plus fortunés d'entre nous. Londres occupant le rang de deuxième ville européenne la plus chère sur le plan immobilier, et Paris la troisième, ce sont des villes tout à fait abordables en comparaison avec Monaco.

L'exode de nombreux Belges fortunés vers des paradis fiscaux comme Monaco n'est pas non plus sans conséquence pour la Belgique. En effet, le pouvoir public perd d'immenses revenus annuels, tandis que la pression fiscale sur les travailleurs moyens, les PME et les petits indépendants n'a cesse d'augmenter.